Le KdF-Wilhelm Gustloff : du rêve de croisière au grand naufrage
KdF-Prora : la station balnéaire colossale du régime nazi
La KdF, « La Force par la Joie », régissait une très grande partie de la vie allemande hors travail pour les évènements culturels : comme des spectacles, des compétitions sportives ou tout autre élément de la vie commune tournée vers les loisirs, qui se devait aussi exister pour renforcer le sentiment de « liberté » et de « joie » en dehors des exigences nazies.
Il organisait surtout aussi des voyages et des excursions et possédait plus de 4 000 employés pour plus de 100 000 volontaires. Chapotée par le Front du travail allemand de Robert Ley, cette organisation avait pour mission d’améliorer, conditionner la vie des allemands et atteindre une efficience optimale.
Il fallait créer la Volksgemeinschaft, la communauté du peuple allemand, à travers le travail, l’exercice physique intensif, une vie sociale et professionnelle organisée et structurée pour que chaque individu atteigne son plein potentiel et en fasse bénéficier la communauté.
La façon de pensée de chaque individu devait se placer dans la fortification de l’être aryen que les allemands doivent incarner : des travailleurs, des sportifs, des intellectuels et des personnes prêtes à faire la guerre pour assurer l’avenir et la grandeur du pays.