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Affiche publicitaire pour la KdF-Car (1939)
L’Allemagne des années 1930 est en proie à de fortes retombées de la crise économique des années 1920. Elle subit de plein fouet le chômage, le manque de travail et la privation d’une partie de son territoire par le Traité de Versailles. Mais c’est surtout aussi dans ses années là que l’Allemagne, avec Hitler à sa tête, va relancer toute son industrie militaire et civile par des subterfuges et stratagèmes financiers bien huilés. Parmi cette industrie, une voiture fit la différence, la KdF-Wagen. Cette voiture est l’une des toutes premières censées être accessibles pour le grand public et son coût d’acquisition n’aurait pas excédé plus de 1000 Reichsmarks en 1938, soit environ 5000 euros aujourd’hui. Elle devait représenter une époque de progrès, de modernité de la technologie et du social allemand. L’idée était de créer une voiture populaire.
Issue d’une des organisations pionnières du Reich, la « Kraft durch Freude » ou « La Force par la Joie » et du lancement de la société Volkswagen, c’est l’un des projets les plus marquants de l’époque de construction nazie. Par l’union de Ferdinand Porsche, un éminent constructeur automobile allemand et d’Hitler, chef du gouvernement, une voiture fut créée pour être abordable pour une grande majorité de la population, destinée à de grandes choses et à un grand avenir. Elle se devait pratique, fiable, donner aux allemands la si précieuse mobilité et la capacité de se déplacer rapidement et confortablement.
Elle allait rouler sur les nouvelles Reichsautobahnen construites par l’Organisation Todt à travers toute l’Allemagne. Il s’agit d’un des plus grands projets allemands censé répondre au chômage de masse depuis la crise économique et finira par ne même pas être commercialisée, laissant des milliers d’investisseurs sans leur argent et sans voiture livrée à cause de la guerre qu’Hitler lancera seulement quelques mois après sa première exposition au public. L’argent investi servira justement à financer cette guerre indirectement.
Cette voiture regorge de pleins d’éléments qui vont caractériser toute une époque de vie allemande et celle d’une propagande bien huilée pour collecter des fonds, jusqu’à sa modernisation et sa mondialisation après la guerre. Nous allons revenir sur les étapes essentielles de conception et de commercialisation de cette voiture iconique.
Contexte historique
1933, les nazis au pouvoir
En 1933, Hitler accède au pouvoir : il devient chancelier le 30 janvier 1933 et obtiendra la majorité absolue au Reichstag le 5 mars 1933. Le 23 mars 1933, il obtient les pleins pouvoirs et gouverne déjà d’une main de fer avec la réalisation de plusieurs décrets : l’Allemagne se transforme progressivement en dictature et emmène avec elle toutes les institutions et industries du pays. La nazification allemande est en marche dans tous les secteurs de la vie allemande et la situation ne va guère s’améliorer au fil du temps, voir s’aggraver.
Au-delà des premières arrestations de juifs et les restrictions des libertés fondamentales, Hitler a de grands projets nationaux et compte bien résoudre de nombreuses problématiques causées par la Grande Dépression des années 1930 et de la crise économique dont l’Allemagne subit sans discontinuer. Il veut indéniablement rendre à l’Allemagne sa grandeur. L’Allemagne a également eut une hyperinflation dans la république de Weimar, mettant à mal toute une économie. Pour exemple, 1 livre de viande valant dans les années 20 environ 36 milliards de papiermark1. A l’arrivée d’Hitler en 1933, 1 Reichsmarks vaudrait 5,40 euros de nos jours. Hitler arrive donc d’un pays quasiment à l’agonie mais entrain de se reconstruire progressivement.
Des projets pour la vie quotidienne
Hitler sait que le chômage et très élevé mais que l’Allemagne regorge d’usines et de sites de production. Il fit des communications et de la propagande dans le pays une priorité immédiate et incontestable pour continuer de développer et soumettre le pays. Il met donc en place de nombreux projets nationaux autour de la propagande :
- Le projet Volksempfänger ou « récepteur du peuple » est une radio créée par la société Seibt coûtant 76 Reichsmarks pour le secteur et 65 pour la version piles. La radio, grâce aux ondes moyennes et longues, étant devenue un des moyens principaux du parti pour toucher les familles et un large public, elle devint un élément indissociable de la propagande allemande. Elle diffusait la propagande dans chaque foyer et était produite en série : discours, festivités, messages, tout y était retransmis.
- Le projet Deutscher Einheits-Fernseh-Empfänger E1 de télévision vu le jour dès 1938 par les autorités nazies voulant démocratiser la télévision alors en plein essor. Elle se devait devenir la « télévision du peuple » comme pour la radio. Elle était prévue pour diffuser des émissions de propagande et devait être tout aussi abordable, au prix de 650 Reichsmarks, toujours dans une optique de propagande.
- Le programme gigantesque de réseau d’autoroutes Reichsautobahnen pour des déplacements plus aisés et plus rapides, permettant du travail et une promesse de mobilité, gérée et développée par l’Organisation Todt à travers toute l’Allemagne. Il fallait faciliter les déplacements des allemands entre les villes et permettre aussi à l’aviation d’atterrir si besoin. Mais l’ambition derrière se pouvait aussi certainement de faciliter le déplacement des véhicules lourds (chars, armement, troupes) et marchandises à travers toute l’Allemagne…
- Le projet Volkskühlschrank ou « réfrigérateur du peuple » était un projet ayant vu le jour plus tard, vers 1940, pour permettre aux ménages de bénéficier d’un réfrigérateur, qui était alors un produit de luxe que très peu de ménages pouvaient se permettre. Le projet fut abandonné, fautes de moyens et d’accords avec les ambitions de conquête d’Hitler.
- Le Volkswohnung, l’« appartement du peuple », devait être un concept d’appartement entièrement flexible, modulaire avec tout le mobilier intérieur de 2 pièces d’environ 48m². Ce modèle avait pour but de loger une famille moyenne de 4 personnes avec des emplois d’ouvriers ou d’employés administratifs avec le plus de place, le moins de moyens possibles et sur une optimisation des matériaux. Il était question ici toujours d’uniformiser les besoins populaires dans des appartements à moindre coûts et accessibles à tous.
- Pour prémunir la population d’attaques chimiques ou aux armes biologiques, il fut pensé de créer le Volksgasmaske, ou le « masque à gaz du peuple ». L’idée restait de fournir à toutes les classes des masques pour se protéger, malgré sa durée d’utilisation maximale de 20 minutes. Il fut distribué dès 1937 et atteindra 45 millions d’unités fabriqués. A moindre coût et fabricable rapidement, il restait rudimentaire mais faisant sens pour la population.
Le constat était toujours de permettre aux classes pauvres ou moyennes d’accéder à des équipements à moindre coût, dans l’idée principale d’aller intégrer dans sa vie privée le parti et l’idéologie national-socialiste. Ne pas poser ses produits de ses projets, c’était ne pas profiter d’une amélioration de son niveau de vie et être mal vu par ses voisins ou collègues. C’est dans cet optique que s’inscrit un nouvel élément qui compte bien révolutionner la vie allemande et sa capacité à se déplacer : la KdF-Wagen, pour répondre à un problème d’autoroutes désertes…


Des autoroutes dépourvues de voiture
En particulier un projet intéresse particulièrement Hitler : permettre à chaque allemand de se déplacer. Il voulait aussi redémarrer et relancer l’un des secteurs de l’industrie allemande, l’une des plus florissantes : l’industrie automobile. En Allemagne, environ 1,5 million d’allemands possèdent une voiture et avec la construction des larges Reichsautobahnen, Hitler compte bien promettre et permettre aux allemands rapidité et modernisme, toujours dans une idée de promouvoir l’idéologie national-socialiste. Il était aussi question de préparer la guerre et d’offrir aux ressources militaires des routes et voies rapides à travers tout le pays, pour faciliter les déplacements.
Vers 1936, alors que les routes se construisent rapidement et que les premiers grands axes voient le jour, les Allemands moyens n’ont pas moyen d’accéder à la voiture de l’époque. Les autoroutes restent désertes, dépourvues de circulation. L’entretien de ses espaces routiers coûtent cher à l’Etat et Hitler compte bien y remédier. Il était donc question, à l’image des autres éléments de la vie quotidienne, de permettre aux allemands de toute classe de posséder à moindre coût un véhicule afin de remplir ses routes et faciliter leurs déplacements.
La KdF-Wagen
La Volkswagen va naître bien après la rencontre de 2 mondes et de 2 personnalités allemandes : celle de Ferdinand Porsche, ingénieur de renom et fondateur de la maison Porsche sortant tout juste de Daimlez-Benz2, ainsi que celle d’Hitler, dictateur et chef d’Etat.
Porsche de son côté se rend bien compte que la voiture est un objet de consommation de luxe et compte bien permettre au plus grand nombre d’obtenir un véhicule léger, original, bon marché pour un public large. Porsche créât alors son propre cabinet de conseil a Stuttgart en décembre 1930. Ce n’est qu’en 1931 l’équipe de Porsche se mit à travailler sur le premier prototype de ce qui tend à devenir la Volkswagen « voiture du peuple » respectant son idée de base de voiture abordable. Mais le projet ne peut pas aboutir car il n’avait pas encore de commanditaires : le développement coûte cher dans une époque compétitive. Il n’a pas les moyens de poursuivre son développement.
Hitler : le coup d’accélérateur du projet de voiture populaire et bon marché
Mais c’est sans compter sur Hitler qui, arrivé au pouvoir en 1933 avec de vastes ambitions destinées à servir sa politique, va transformer cette idée en un point de convergence entre deux visions différentes d’un même projet. Hitler a de plus une forte admiration pour l’automobile, qu’il considère comme « le moyen de transport le plus merveilleux de l’humanité ». Il en fait une de ses priorités et dispose en 3 points ce que doit devenir l’automobile en Allemagne : une extension du parc automobile, la construction de routes et un soutien accru au sport automobile.
Tandis que l’un recherche la technique et la diversité pour tous, l’autre cherche à utiliser cette voiture abordable pour sa politique et servir le parti. Hitler va donc permettre à Porsche de réaliser son rêve d’une voiture populaire et donne son accord total à l’ingénieur en qui il place une haute estime.
Partageant la même idée d’une voiture produite en masse, il était dans l’idée de créer un véhicule modèle de l’identité automobile allemande, une « révolution économique et sociale » par la motorisation généralisée des moyens de déplacement, encore trop peu existante en Europe. Il fallait montrer au monde l’avancée technologique à travers cette voiture qui se devait irréprochable. Elle devint alors la vitrine du progrès technique, du progrès social et de l’entrée de l’Allemagne dans une nouvelle ère : celle de l’uniformité et de la modernité.
C’est le début du projet de la voiture populaire Volkswagen, en qui Hitler place beaucoup d’espoir pour remplir les grandes autoroutes et villes allemandes.
Caractéristiques et conception de la Volkswagen
En 1936, Hitler convoqua Porsche pour discuter des modalités de cette voiture et un cahier des charges est élaboré. Il est officiellement commissionné par le gouvernement pour créer cette voiture selon les critères suivants :
- Voiture familiale de 4 à 5 places
- Voiture propulsée par un moteur de 1 litre à refroidissement par air
- Résister aux intempéries
- La voiture ne doit pas excéder 1000 Reichsmarks à l’achat
- Elle doit pouvoir atteindre les 100km/h
- Elle doit être économe à l’usage quotidien, soit consommer moins de 5L-7L aux 100km
- Le poids maximum est de 600kg
Il faut attendre octobre 1936 pour que les premiers prototypes voient le jour, se basant sur des modèles américains ou occidentaux. Porsche s’était fortement inspiré des méthodes de fabrication à grande échelle et de production de série en Amérique, à l’image du taylorisme ou du fordisme3. Il en revient avec des moyens de produire peu coûteux et des méthodes d’ingénieries automobiles qui permettent d’atteindre les objectifs d’Hitler.
Mise en place du programme à l’échelle nationale
Un vaste programme industriel et social est alors mis en place pour ce projet national et le syndicat allemand de la construction automobile signe un accord avec Porsche. La voiture est officiellement financée par l’Etat.
La conception de la voiture populaire est confiée au Front allemand du travail (DAF) avec Ferdinand Porsche et son équipe, tandis que sa diffusion est assurée par un organisme affilié chargé des loisirs, la « La Force par la Joie »4 ou « Kraft durch Freude ». Lors de son lancement officiel, la Volkswagen est présentée au public sous l’appellation KdF-Wagen, nom qui apparaît dans les campagnes publicitaires de l’époque. La société Volkswagen est alors créée à peu près en même temps.

Le design est dessiné par le designer autrichien Erwin Komenda. Une trentaine de prototypes, baptisés VW30 et partiellement assemblés par Mercedes-Benz, sont ensuite mis à l’épreuve dans des conditions réelles. Placés sous la direction du fils de Ferdinand, Ferry Porsche, les essais sont conduits jour et nuit par 200 plus de membres des SS. Au total, ces véhicules parcourent 2,4 millions de kilomètres afin d’assurer la fiabilité des véhicules prototypes.
Mai 1938, inauguration de l’usine Volkswagen à Wolfsburg
Les essais sont concluants. La Volkswagen Type 1 ou KdF-Wagen est néée le 26 mai 1938, lors la pose de la première pierre d’une usine conçue pour la production à grande échelle des Volkswagen à Wolfsburg en Basse-Saxe, Allemagne. C’est la toute première usine Volkswagen et elle deviendra un village tout entier, aussi nommée « KdF-Stadt » ou « ville KdF ».
Elle aurait due produire plus d’1,5 million de KdF-Car par an et être un véritable village dédié à la KdF-Wagen. Elle est fièrement montrée en public et Hitler est présent à l’évènement. La foule présente est enthousiaste à l’idée de cette voiture bon marché, la propagande utilise l’engouement pour continuer à promouvoir l’idéologie nazie et l’avenir s’annonce radieux pour peupler les nouvelles autoroutes à travers l’Allemagne.
Dans dix ans, chaque Allemand actif possédera une Volkswagen !
1938, Robert Ley
De son apparence ronde, la voiture est nommée Käfer pour scarabée par les Allemands. Elle prendra le nom de Coccinelle ou Beetle au fil des années.


Mais l’enthousiasme laissa place peu à peu à de la morosité et le lancement en série à grande échelle de la voiture ne démarra pas vraiment finalement. La voiture resta dans l’usine.
Système de financement et d’épargne Volkswagen
L’obtention de cette KdF-Wagen se faisait sous forme de souscription à un livret d’épargne. Il fallait acheter des timbres spéciaux et accepter de verser une mensualité minimale de 5 Reichmarks. Le contractant devait cumuler les timbres de 5 Reichsmarks pour atteindre la somme de 1 000 Reichsmarks : il fallait 198 timbres pour obtenir la voiture. Il faut aussi compter 200 Reichsmarks de plus pour 2 années d’assurance, soit plus d’un salaire moyen d’un ouvrier de base.
On estime à environ plus de 300 000 à 340 000 familles allemands ayant souscris à ce livret et à l’envie de se procurer cette voiture du peuple, pour atteindre une somme déposée colossale de 136 millions de Reichsmarks en 1939 et dépasser les 280 millions de Reichsmarks (1,4 Milliards d’euros) en 1945. Par la dureté de la vie de l’époque, seulement 60 000 d’entre eux finiront par atteindre la somme demandée avant 1941. Ce système était très punitif : si l’on perdait le livret, il ne pouvait pas être remplacé. L’engagement ne pouvait pas être annulé, il n’était pas transférable à un tiers si l’on manquait un versement : on perdait la totalité de l’argent disposé pour ce projet.

Une voiture non commercialisée
Mais le rêve d’une voiture populaire et accessible ne dépassera pas le stade de la fiction. En 1939, la voiture ne fut jamais commercialisée car les usines allemandes commencèrent progressivement à être mobilisées pour l’armement. Hitler avait déjà les yeux rivés sur l’invasion de la Pologne. Il présenta le modèle prototype au Salon de l’automobile de Berlin de 1939, mais ne fut qu’une démonstration qui n’aboutira à rien.
Le projet sera peu à peu délaissé au profit du matériel de guerre à produire. C’est alors que la voiture fut placé dans les fonds de tiroirs et ne fut plus une préoccupation. On compte environ 630 voitures produites avant-guerre, et le peu d’entre elles seront données aux dignitaires nazis ou à la Wehrmacht. Aucun civil n’a été livré et ne recevra la voiture, à part quelques personnes qui réussirent à être indemnisé.

La KdF-Wagen servira de base aux véhicules légers allemands comme la Kübelwagen et la Schwimmwagen (véhicule amphibie). De plus, cette dernière deviendra l’un des fleurons de la propagande nazie et comme l’un des exemples de réussite technologique majeure pour l’Allemagne. La voiture a parfaitement joué son rôle pour la propagande et permit à Hitler de financer la guerre en Europe, indirectement.
Voiture légendaire de Volkswagen
Wolfsburg ne produira plus pour le civil, mais uniquement pour l’armement jusqu’à la fin de la guerre en 1945. Le village fut très lourdement attaqué par les Alliés de part sa forte importante stratégique et l’usine deviendra désaffectée. La KdF-Wagen tomba dans l’oubli, jusqu’à que les Britanniques découvrent cette voiture dans les décombres de Wolfsburg et décident de la réhabiliter.
En 1946, l’usine produit ses premiers véhicules en série de la Volkswagen : elle en produit alors 1000 par mois. C’est le début de la véritable aventure Volkswagen et l’entreprise est remise aux Allemands en 1949.
La petite voiture allemande sera déclinée sous différentes formes, différents types et sous différents coloris, la rendant plus universelle et attractive : elle devient alors la Coccinelle. Elle eut au fil des années un succès retentissant dans le monde entier, atteignant en 1972 plus de 21 millions d’exemplaires produits et vendus, un record inégalé aujourd’hui pour une voiture populaire. Elle deviendra l’un des véhicules phares de la marque à travers les années et l’est encore aujourd’hui.
Notes infrapaginales
- Unité monétaire à partir de 1914 jusqu’en fin 1923 avec l’arrivée du rentenmark, puis du Reichsmark en août 1924. ↩︎
- Ancetre de Mercedes-Benz ↩︎
- Le fordisme, comme le taylorisme est un mode d’organisation du travail mis en place par l’industriel américain Henry Ford ↩︎
- La KdF, « La Force par la Joie », régissait une très grande partie de la vie allemande hors travail pour les évènements culturels : comme des spectacles, des compétitions sportives ou tout autre élément de la vie commune tournée vers les loisirs, qui se devait aussi exister pour renforcer le sentiment de « liberté » et de « joie » en dehors des exigences nazies. Il organisait surtout aussi des voyages et des excursions et possédait plus de 4 000 employés pour plus de 100 000 volontaires. Chapotée par le Front du travail allemand de Robert Ley, cette organisation avait pour mission d’améliorer, conditionner la vie des allemands et atteindre une efficience optimale. Il fallait créer la Volksgemeinschaft, la communauté du peuple allemand, à travers le travail, l’exercice physique intensif, une vie sociale et professionnelle organisée et structurée pour que chaque individu atteigne son plein potentiel et en fasse bénéficier la communauté. La façon de pensée de chaque individu devait se placer dans la fortification de l’être aryen que les allemands doivent incarner : des travailleurs, des sportifs, des intellectuels et des personnes prêtes à faire la guerre pour assurer l’avenir et la grandeur du pays. ↩︎
Sources
- Historical Inflation Calculator. https://inflationhistory.com/en-US/?currency=DEM&amount=1&year=1933.
- « Reichsautobahn ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Reichsautobahn&oldid=262031687.
- « Kraft durch Freude ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Kraft_durch_Freude&oldid=262118349.
- Cars, Brittany Classic. « Volkswagen : quand la Coccinelle fait mouche ». Brittany Classic Cars, https://bccars.fr/blogs/classic-cars-stories/volkswagen-quand-la-coccinelle-fait-mouche.
- Ouest-France. « Une histoire mouvementée ». Ouest-France.fr, 22 septembre 2015, https://www.ouest-france.fr/economie/volkswagen-une-histoire-mouvementee-3709872.
- Fogel, Stephen. « 5 Underappreciated Classic Models From The Early Days Of Volkswagen ». SlashGear, 16 décembre 2025, https://www.slashgear.com/2050669/volkswagen-early-classic-cars/.
- « Volkswagen Coccinelle ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Volkswagen_Coccinelle&oldid=233524503.
- Foura176. « Petit Historique Kdf – Cox et VW Aircooled ONLY .. » Old Droppers, https://www.old-droppers.com/index.php?showtopic=26166.
- GHDI – Image. Affiche publicitaire pour la KdF-Car (1939), https://ghdi.ghi-dc.org/sub_image.cfm?image_id=3164.
- Gunthert, André. La voiture du peuple des seigneurs. 1987. www.persee.fr, https://doi.org/10.3406/xxs.1987.1881.
- « Volksempfänger ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Volksempf%C3%A4nger&oldid=263351650.
- « Volkswohnung (Konzept) ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Volkswohnung_(Konzept)&oldid=247118240.
- « Volkskühlschrank ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Volksk%C3%BChlschrank&oldid=237587605.
- « Hyperinflation de la république de Weimar ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Hyperinflation_de_la_r%C3%A9publique_de_Weimar&oldid=231559178.
- « Volksgasmaske ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Volksgasmaske&oldid=256707778.
- « Deutscher Einheits-Fernseh-Empfänger E 1 ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Deutscher_Einheits-Fernseh-Empf%C3%A4nger_E_1&oldid=262021373.
- Caradisiac.com. « Volkswagen : la voiture du peuple ». Caradisiac.com, 21 septembre 2023, https://www.caradisiac.com/route-de-nuit-volkswagen-la-voiture-du-peuple-204024.htm.
- « KdF-Wagen ». Wikipedia, https://de.wikipedia.org/w/index.php?title=KdF-Wagen&oldid=263039027.
- Une réalisation économique du nazisme : la construction d’autoroutes | Lumni Enseignement. enseignants.lumni.fr, https://enseignants.lumni.fr/fiche-media/00000000888/une-realisation-economique-du-nazisme-la-construction-d-autoroutes.html.
- « Volkswagen ». Holocaust Encyclopedia, https://encyclopedia.ushmm.org/content/en/article/volkswagen-1.
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