Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Eh bien ! Puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits.
[…] Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !
Il aura fallu 4 ans, 2 mois et 11 jours sous occupation nazie pour que Paris hisse à nouveau le drapeau tricolore, grâce au Général de Gaulle et à la France Libre. Ils marchent dans Paris la tête haute, aux côtés des Alliés. Il y entre avec les grandes étoiles du gouvernement : le général Pierre Kœnig, le général Leclerc ou bien le général Jean de Lattre de Tassigny et bien d’autres illustres personnages. Cette marche deviendra célèbre, comme un symbole de renouveau et d’un souffle de liberté sur la France : « les nazis sont partis ! ». Pourtant, Paris n’est pas pour autant libéré totalement car alors que la foule de milliers voir millions de personnes envahissent les lieux publics et suivent De Gaulle jusqu’à l’hôtel de ville. Les combats continuent plus loin et l’armée de Libération fait face à un défi logistique risqué et unique depuis l’Occupation. La France s’est rebellée, portée par son chef tout désigné en la personne de Charles de Gaule.
C’est donc dans ce climat anxiogène, euphorique, fier et libérateur que nous allons nous plonger dans l’un des évènements les plus marquants du début de la fin de la guerre. « Paris libéré ! », prononcé à la Mairie de Paris, n’est pas seulement un discours d’un chef d’Etat, c’est surtout la réponse de la France à la barbarie nazie qui vient de quitter la ville à la hâte pour se replier. Le discours es un cri de liberté qui soufflera Paris ce 25 août 1944, avec comme chef d’orchestre De Gaulle.
Nous allons faire une rétrospective des évènements et de comment la France a pu se relever de la défaite de 1940, jusqu’à Paris et plus tard jusqu’à la capitulation nazie en 1945.
La France combattante est née
Depuis l’Appel du 18 juin 1940 qui est la pierre angulaire des débuts de la résistance, de Gaulle est parvenu à convaincre les britanniques et Churchill de le reconnaître en tant que chef d’un gouvernement légitime en exil sur le sol anglais. En effet, la France métropolitaine avec la zone libre et la zone occupée est peut être sous contrôle allemand, il reste toujours les colonies françaises en Afrique. De Gaulle parvient avec le manifeste de Brazzaville1 du 27 octobre 1940 et le ralliement de plusieurs colonies, dont l’Afrique-Équatoriale française, a créer la France libre. Il constitue alors un autre « pays ». La France libre possède alors un territoire qui lui est propre, une capitale à Brazzaville et des ressources humaines et militaires capables de s’auto-gérer et gouverné par le gouvernement en exil.
La France libre est donc capable de poursuivre le combat et regroupe les Français refusant la défaite de 1940. Ils poursuivent le combat contre l’Allemagne, en Grande-Bretagne, dans l’Empire et en métropole via des réseaux liés au BCRA, le service de renseignement et d’actions clandestines de la France Libre. Ils participent alors pleinement aux opérations et ne sont pas relégués à une place de simple allié. Ses forces armées prennent le nom de Forces françaises libres (FFL). La France libre se structure et se renomme en « France combattante », par l’union des FFL aux côtés de la résistance française de l’intérieur (RFI) plus tard en 1942. La France reprend sa place parmi les grands à travers ses dernières forces vives.

1 an plus tard, le 3 juin 1943, la France combattante intègre le Comité français de libération nationale (CFLN) qui unit les deux autorités françaises engagées aux côtés des Alliés : le Comité national français de Londres, dirigé par le général de Gaulle, et le Commandement en chef civil et militaire d’Alger. La même année, les FFL fusionnent avec l’Armée d’Afrique pour former l’Armée française de la Libération.
La France aux devants des combats
Le Comité français de libération nationale prend pour capitale Alger. Dès lors, l’Armée française de la Libération prend du galon en participant activement aux campagnes en Afrique (Tunis, Bir Hakeim) et remontent en Italie avec les Britanniques. Ils passent d’un demi-million de soldats en 1943 à plus d’un million en 1944. Ils libéreront la Corse aux côtés des Alliés en octobre 1943, se qui en font des hommes aguerris et une armée prête, en plus des nombreux maquis en structuration en France. C’est en grande partie grâce au général De Lattre de Tassigny que les troupes d’Afrique du Nord, les troupes coloniales subsahariennes et la Résistance furent unifiées autour du général de Gaulle.
En 1944, Les Français s’organisent pour le débarquement en cours de préparation car ils vont également y participer. Dès lors, les Alliés vont enchaîner les libérations en France.
Le débarquement allié en Normandie comme départ
Après des mois de préparation et de désinformation par l’opération Bodyguard, tout est prêt : l’ouverture d’un troisième front par la Normandie devient réelle. Au beau matin du 6 juin 1944, à l’aube, aux alentours de 6h30, 156 000 hommes « épris de liberté » débarquèrent sur les plages de Normandie. On compte trente-neuf divisions alliées qui seront envoyées en Normandie : vingt-deux américaines, douze britanniques, trois canadiennes, une Polonaise et une Française, pour un total de plus d’un million d’hommes. A leurs côtés, l’armada alliée comporte 325 vaisseaux de guerre, dont 101 destroyers.
L’appui naval est fourni par 6 cuirassés, 2 destroyers, 22 croiseurs et 93 contre-torpilleurs. Le débarquement va voir tomber plus de 10 000 hommes au prix de gagner suffisamment de terrain pour atteindre les côtes, puis les hauteurs, s’emparer des bunkers et instaurer plus tard une tête de pont fiable.
Parmi eux, le 1er bataillon de fusiliers marins commandos ou commando Kieffer de Philippe Kieffer, commandant de ce dernier. 177 hommes débarquent sur Sword Beach. Il s’agit des seuls représentants seuls représentants de la France à débarquer sur les plages et pour cause, ils prouvent aux Alliés que les Français sont encore parmi les acteurs principaux du conflit. De l’autre côté de la France, les unités d’Afrique remontent progressivement avec les Britanniques. La France combat donc auprès des Alliés sur plusieurs théâtres d’opérations avec succès.
A la reconquête de la France
Le 1er mars 1941, la France gagnait sa première bataille avec les armes à Koufra, en Libye, depuis la défaite de 1940. Le colonel Leclerc prononça alors le serment de Koufra, célèbre encore aujourd’hui :
Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs flotteront à nouveau sur la Cathédrale de Strasbourg !
De ce serment la lutte continua et l’énergie de ce dernier se prolongea jusqu’après le débarquement, comme un phare à l’horizon, une quête presque biblique. Le débarquement n’arrêta pas les Français de Kieffer et la reconquête de la France aux côtés des Alliés est alors lancée, plus forte que jamais.

Et pour cause, en août 1944, l’opération Dragoon ou le débarquement en Provence est acté avec plus de 350 000 hommes dont plus de la moitié sont français. Tout se passe pour le mieux et les grandes villes comme Toulon ou Marseille sont libérées rapidement, puis Lyon à son tour.
Il en va de même pour plusieurs autres villes du Nord ou de l’Ouest : Nantes, Orléans sont libéré le 12 août 1944, Carcassonne, Saint-Etienne et Toulouse le 19 août. La France se libère progressivement, pour le grand bonheur des résistants et de la lutte intérieure.
L’effervescence à Paris, l’insurrection populaire
L’objectif est alors d’avancer vers l’Est aux côtés des Britanniques et des Américains. Les Alliés progressent très vite et la propagande allemande ne peut cacher cette nouvelle. Le front allemand s’effondre peu à peu mais parviennent à retarder l’avancée. Paris et ses 4 millions d’habitants est certainement un lieu important, il n’en est pas moins un fardeau logistique et humanitaire alors même que les armées doivent rester concentrées. Les Alliés arrivent oui, mais pas encore pour Paris qui devra attendre octobre selon les plans.
Malgré tout, la libération va arriver et en particulier pour les Parisiens qui l’ont bien compris en ce mois d’août, après 4 ans d’occupation. Ils ressentent enfin cet espoir de libération renaître et cette insurrection imminente. Malgré les pénuries, les rationnements et les alertes et l’oppression, ils se préparent activement à ce tournant dans la guerre et accueillir les alliés comme il se doit. Les habitants et les résistants sont euphoriques et amplifient les actes de résistance à l’égard de l’occupant qui est mal équipé et peu de moyens à sa disposition : les balcons commencent à s’arborer clandestinement de drapeaux français.

© BPK, Berlin, Dist. GrandPalaisRmn / image BPK
Après la peur, la grève générale
L’atmosphère globale bascule et les français ne se laissent plus faire, transformant la peur en détermination. Les habitants de Paris se mettent à faire la grève, à paralyser les infrastructures vitales, à bloquer les communications. Paris est alors embrasé par les actes résistants malgré des actions coup de poings des SS qui ne parviennent pas à calmer la population qui se soulève. Le métro et la gendarmerie partent en grève le 13 août, la, police le 15 et la poste le 16 jusqu’à qu’elle devienne générale le 18 août.
La population sait que ce n’est qu’une question de temps avant que l’envahisseur ne soit chassé de Paris. Il est temps de reprendre les lieux de pouvoir et d’assurer le soulèvement en marche.

© Hulton-Deutsch/ Corbis Historical/ Getty Images
Libération de Paris
Paris n’était pas un objectif prioritaire, jusqu’à que de Gaulle et l’accélération des évènements en décide autrement : une offensive directe sur Paris est alors prévue. C’est la 2ème division blindée du général Leclerc, appuyée par la 4ème division d’infanterie américaine, qui ont la mission de libérer la ville des nazis. Il faudra attendre le 23 août pour qu’une force de 15 000 hommes, appuyée par 4 000 véhicules et 400 chars, avance résolument en direction de Paris pour en assurer la libération. De Gaulle obtient durement cette décision : Paris sera libéré par une unité française.
Derrière cet acte militaire, se cache aussi la volonté d’offrir à la France une victoire indiscutable sur son ennemi, qui, 4 ans auparavant, occupait la ville, capitale française, après une Blitzkrieg furtive et humiliante. Cette victoire ferait aussi de de Gaulle l’unificateur entre l’armée de libération et les résistants.
Le 24 août 1944, les forces alliées lancent l’assaut sur Paris selon plusieurs axes et en plusieurs groupements. Les combats sont tout de même violents : les Allemands tiennent fermement des points stratégiques de la capitale par un armement encore fiable, en attendant des renforts. Dans la soirée, les premiers éléments de la 2ème division blindée pénètrent dans Paris, notamment par la porte d’Orléans.
Reddition allemande à l’Hôtel Meurice
Le 25 août, face à l’effondrement de leurs positions, les forces allemandes commencent à cesser le combat. La progression des troupes françaises et américaines se poursuit dans une ville en liesse, où elles sont accueillies par une population soulagée et enthousiaste. La libération de Paris devient réelle. Les affrontements culminent avec la prise de l’Hôtel Meurice2, où le général Dietrich von Choltitz, gouverneur militaire allemand du Grand Paris, signe la reddition de sa main, devant l’inévitable effondrement de ses défenses.

AFP

De Gaulle traverse Paris
Leclerc informe de Gaulle de cette nouvelle historique à son arrivée dans Paris. L’ambiance est alors électrique.
De Gaulle traverse la ville à pied, avec ses généraux et les compagnons de la libération, entourée d’une foule compacte en très grand nombre venant de tous horizons. Les soldats américains et français traversent la ville autour du général et obtiennent des sourires, des baisers ou bien même des fleurs des Parisiens. Les acclamations vont bon train et les Parisiens de tous âges s’agrippent aux monuments, montent sur les lampadaires, montent sur les chars, sur les bâtiments pour espérer y voir les grands libérateurs. La ville bouillonne et retrouve un vent de liberté.
Malgré tout, cette libération aura causé la mort de 76 soldats de la 2ème division blindée de Leclerc, 901 résistants des FFI et de 3 200 Allemands. Plus de 12000 soldats sont faits prisonniers, quasiment toute la garnison qui était stationnée dans la ville et des milliers de soldats français furent blessés.

« Paris outragé ! Paris brisé ! Mais Paris libéré ! » : le discours de de Gaulle s’adressant au français depuis le sol français
Un peu après 17h, la capitulation devient effective. Après plus d’une semaine de doutes et de combats, Paris est libéré des nazis et la tension retombe. De Gaulle, voulant marquer cet évènement sans précédent qui va précéder toutes les autres libérations à venir, y proclame un discours fort, entouré de ses plus proches collaborateurs. Le perron se transforme alors en une marrée humaine joyeuse et impatiente pour écouter le discours improvisé du libérateur de la France.
Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains. Non ! Nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée. Il y a là des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.
Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! Libéré par lui-même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle. Eh bien ! Puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle. Elle y rentre sanglante, mais bien résolue. Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais, de ses devoirs et de ses droits. Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre. L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu. Il reste sur notre sol. Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé.
Nous voulons entrer sur son territoire comme il se doit, en vainqueurs. C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon. C’est pour cela que la grande armée française d’Italie a débarqué dans le Midi ! Et remonte rapidement la vallée du Rhône. C’est pour cela que nos braves et chères forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.
C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice, que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète. Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale. Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France. Vive la France !
De Gaulle ne manque pas de mentionner à plusieurs reprises que Paris s’est libéré par son peuple avec l’aide de la France uniquement et du concourt des alliés : il place la France et la France uniquement sur un piédestal face à son destin. Il invite l’auditeur et le public à se rappeler du travail et des combats encore à fournir mais aussi de ce qui a été fait et d’où ils viennent. Il appelle les Français à le suivre dans la poursuite de la lutte contre les nazis qui sont toujours debout et à assurer la victoire finale. De Gaulle cherche à unir et à consolider la détermination inébranlable du peuple française en la victoire totale.
Paris est alors célébré dans la soirée du 25 août et le 26, de Gaulle ravive la flamme du soldat inconnu et raccroche le drapeau français sur l’arc de Triomphe, comme un symbole de fin du conflit. Il descend les Champs-Elysées aux côtés de Leclerc dans un défilé gigantesque et organisé qui est fut très médiatisé. Des chars circulent, des avions et des engins militaires passent sur et dans Paris, permettant à la foule de les acclamer.
De Gaulle et le cortège firent aussi une halte à Notre-Dame pour assister à un Te Deum3 sans religieux ni mises en scène. Une tentative d’assassinat de de Gaulle échoua de justesse alors même que de Gaulle entrait dans l’édifice. Ils chantèrent des chants religieux avant de ressortir.

Fin des combats dans Paris et les dérives populaires
Ce trajet ne fut pas de tout repos non plus, des tirs de tireurs embusqués furent entendus un peu partout dans Paris, sans conséquence directe pour le déroulement. Le 28 août, les combats cessent définitivement dans la capitale. Ce n’est que le 29 août que les forces allemandes entament leur repli vers l’est. Dans le même temps, la 2ème division blindée poursuit sa progression en direction de Strasbourg, ouvrant une nouvelle phase dans la libération du territoire. C’est donc le Gouvernement Provisoire de la République française (GPRF) qui dirige la France et Paris désormais, comme d’autres villes libérées dans ce mois d’août.
A Paris, la guerre s’éloigne et avec elle l’arrivée de l’épuration sauvage des français qui ont collaboré avec les Allemands. Les Parisiens se font justice eux-mêmes : les femmes accusés de collaboration sont tondues ou marquées d’une croix nazie sur leur front. Elles doivent défiler dans les rues à la vue de tous et toutes. Plus de 10 000 exécutions sont réalisées, malgré que Paris retrouve progressivement sa place de capitale.
Fin de la guerre
Dès lors, de Gaulle restaure les libertés individuelles, rétablit les partis politiques et les syndicats. Il entreprend des réformes sociales majeures qui sont encore importantes aujourd’hui en créant par exemple la Sécurité sociale en 1945. La libération de Strasbourg le 23 novembre 1944 clôturera quasiment la reconquête de la France et surtout réalisera le serment de Koufra, prononcé 3 ans plus tôt en Afrique…. L’Allemagne capitulera sans condition le 8 et 9 mai 1945, signant la fin des combats et surtout de la Seconde Guerre Mondiale.
Le discours de de Gaulle ce 25 août 1944 est aujourd’hui l’une des pierres angulaires de l’identité française, de ses soldats et de ses résistants. Le soulèvement de la ville combiné à un assaut conjoint des troupes françaises de libération et des américains parvinrent à renverser 4 ans d’occupation nazie.
Plus important même, les soldats de la 4ème division d’infanterie américaine, entrés dans Paris le 25 août, laissent à l’armée française de la Libération l’honneur d’y pénétrer la première, donnant à l’événement l’image d’une victoire avant tout bien française. Malgré des pertes militaires et des risques pris par de Gaulle et les compagnons de la libération alors même que les combats n’étaient pas terminés, l’évènement fut célébré par un Paris galvanisé et enthousiaste.
Ce succès devient un symbole fort, assurant à la France sa place parmi les Alliés et surtout comme l’un des vainqueurs. De Gaulle permet à la France d’être vue, entendue et respectée par son peuple et ses alliés…. Il lui donnera ensuite ses institutions et sa grandeur que l’on connait aujourd’hui.
Notes infrapaginales
- Manifeste écrit par le Général de Gaulle. Il y affirme à nouveau la volonté de la France libre de continuer le combat, en s’appuyant sur le ralliement de l’Afrique Équatoriale française (AEF) et annonce la création du Conseil de Défense de l’Empire, qui va structurer les futurs manœuvres de guerre. ↩︎
- Ouvert en 1835, l’Hôtel Meurice est l’un des bâtiments les plus prisés par l’aristocratie européenne de l’époque. Situé en plein centre de Paris au 228 rue de Rivoli dans le 1er arrondissement, il fut le quartier général du commandement militaire allemand de la garnison de Pari jusqu’à la libération. ↩︎
- « Nous te louons, ô Dieu ». Louanges à Dieu sous forme de musiques et chants. ↩︎
Sources
- « 19-25 août 1944 : la radio témoin de la libération de Paris | INA ». ina.fr, https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/19-25-aout-1944-la-liberation-de-paris-a-la-radio.
- « 25 août 1944 : «Paris outragé ! Paris brisé ! Mais Paris libéré !» | INA ». ina.fr, https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/25-aout-1944-de-gaulle-liberation-discours-paris-libere.
- La Libération de Paris – Histoire analysée en images et œuvres d’art | http://histoire-image.org/. http://histoire-image.org/etudes/liberation-paris.
- Libération de Paris | Ministère des Armées et des Anciens combattants. 5 mai 2025, https://www.defense.gouv.fr/terre/mieux-nous-connaitre/histoire-larmee-terre/lengagement-larmee-terre-seconde-guerre-mondiale/liberation-paris.
- « Chronologie de la Libération en France ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Chronologie_de_la_Lib%C3%A9ration_en_France&oldid=231511637.
- « Débarquement de Provence ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=D%C3%A9barquement_de_Provence&oldid=234888880.
- « Chapitre 9 – Refonder la République 1944-1947 ». Sabine Castets Histoire – Géographie – EMC, https://castetssabine.weebly.com/chapitre-9—refonder-la-reacutepublique-1944-1947.html.
- « Libération. Le Paris de l’appel au peuple – L’Humanité ». https://www.humanite.fr, 19 août 2019, https://www.humanite.fr/politique/liberation-de-paris/liberation-le-paris-de-lappel-au-peuple. Politique.
- PHOTOS – Août 1944 : la Libération de Paris en images | TF1 Info. 25 août 2014, https://www.tf1info.fr/societe/photos-aout-1944-la-liberation-de-paris-en-images-1556720.html.
- La libération de Paris (25 août 1944). 4 mai 2023, https://www.histoire-pour-tous.fr/histoire-de-france/3120-la-liberation-de-paris-25-aout-1944.html.
- « EN IMAGES. Il y a 73 ans, la libération de Paris ». France 3 Paris Ile-de-France, 24 août 2017, https://france3-regions.franceinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/images-il-y-73-ans-liberation-paris-1315739.html.
- 25 août 1944 – La Libération de Paris – Herodote.net. https://www.herodote.net/25_aout_1944-evenement-19440825.php.
- « Libération de Paris ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Lib%C3%A9ration_de_Paris&oldid=233992574.
- « Comité français de libération nationale ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Comit%C3%A9_fran%C3%A7ais_de_lib%C3%A9ration_nationale&oldid=234670152.
- Enseigner la Résistance. https://www.reseau-canope.fr/enseigner-la-resistance/D152.
- « Armée française de la Libération ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Arm%C3%A9e_fran%C3%A7aise_de_la_Lib%C3%A9ration&oldid=234369032.
- Site du Mémorial Charles de Gaulle. https://pedagogie.ac-montpellier.fr/sites/default/files/ressources/docs_memoires_elements_chrono.pdf
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