Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres.
C’est à un homme qu’on doit la Liberté de la France et de ses institutions. Il aura fallu d’un appel pour réaffirmer la fierté nationale autrement que part celle proposée par le maréchal Pétain alors que la France allait sombrer dans le collaborationnisme. Encore méconnu du grand public, un homme, fraîchement arrivé au gouvernement français à cette époque, a su porter la responsabilité de la France Libre sur ses épaules, même exilé, dans un appel qui aujourd’hui nous rappelle l’importance et le besoin ardent de conserver l’idée d’une France souveraine. Cet homme est le Général de Gaulle, qui, le 18 juin 1940, alors que la France est tombée sous la Blitzkrieg1 d’Hitler de l’opération Fall Gelb2 et qu’elle s’apprête à signer l’armistice, décide d’assurer son soutien à ceux qui refusent de se résoudre à l’occupation nazie.
Un jour avant, il venait d’arriver au Royaume Uni, le jour d’après, avec l’autorisation de Winston Churchill, il adresse un message aux français qui restera gravée dans les pensées et surtout le début de la Résistance. Un premier discours ne fut pas enregistré, tandis que le deuxième, un enregistrement d’environ 6 minutes, fut retransmis au monde entier et aux combattants de la première heure en France. Par ce discours, une délimitation fut créée entre ceux qui vont collaborer et participer à l’occupation et les autres qui partiront rejoindre le général à Londres où intègreront les maquis et organisations secrètes. Cet appel fut fondamental pour la continuité de la guerre et le maintien de la France dans le conflit, même si le gouvernement de Vichy du maréchal Pétain a signé l’armistice.
Cet article vous replonge dans l’une des dates et évènements les plus importants de la France et de son histoire résistante. Nous allons y décortiquer le contexte, la situation militaire et l’organisation même de ce discours, symbole d’une France qui a dit « non » à l’occupant, jusqu’à ses répercussions.
Contexte géopolitique
A partir du 1er septembre 1939, la Seconde Guerre Mondiale telle qu’on l’a connait a été déclenchée avec l’invasion de la Pologne par l’Allemagne Nazie. Le 29 septembre 1939, le gouvernement polonais capitule officiellement, s’en suivra une longue liste. Le conflit déclenché met en garde la France, l’Angleterre et les Alliés qui redoutent d’être les prochains à subir des attaques : leur souveraineté est sérieusement remise en cause.
Ils savent que l’Allemagne envisage plus et s’engage à préparer la suite des opérations, la seule question est de savoir où et quand. Les Allemands prennent le temps de préparer la Blitzkrieg à grande échelle et depuis 1918, l’Europe n’avait pas eu de conflit sur son sol grâce au Traité de Versailles. Pour la géopolitique, la guerre retrouve sa place et chaque pays se réarme.
Cette période d’incertitude et de doutes où chacun se regarde mutuellement dans l’attente d’une réaction adverse s’appelle la « drôle de guerre ». Ce moment est marqué par les tensions naissantes et bien réelles entre les nations vis-à-vis des évènements se déroulant un peu partout en Europe et à l’Est, se poursuivant jusqu’en 1940. On peut noter par exemple l’attaque de l’Union Soviétique sur la Finlande en novembre 1939 et le réarmement particulier de la part de toutes les parties du conflit préparant une « nouvelle Première Guerre Mondiale ».
Il n’y a pas de combat car les Allemands attendent l’armement et pensaient qu’ils n’ont pas encore l’armement nécessaire, les Français se cachent derrière la Ligne Maginot ou se préparent à intervenir en Belgique et les Britanniques tentent de maintenir leur politique étrangère à flot.
Invasion de la France
Il faudra attendre mai 1940, alors que la Norvège et le Danemark sont envahis et capituleront finalement en juin 1940, que la campagne de France est déjà sur les planches de la table de l’état-major. La conquête de la France fut lancée le 10 mai 1940 par l’opération Fall Gelb, ou Plan Manstein dans la directive numéro 10 d’Hitler.
Les Allemands passent à l’action en France dans une vaste et rapide opération en Europe. Le plan prévoyait de contourner la célèbre Ligne Maginot. L’idée est la suivante : pendant que le groupe d’armées B envahissait la Belgique et les Pays-Bas, entraînant l’intervention des armées alliées dans ce secteur du front, le groupe d’armées A, constitué de 3 armées et des blindés, devait attaquer plein ouest depuis les frontières belge et luxembourgeoise, percer sur la Meuse, entre Sedan et Namur, en franchissant les Ardennes. Tandis que le groupe d’armées C, fixait les unités françaises de la ligne Maginot et du Rhin.
Cependant, toutes les prévisions des forces alliées se voient contrariées, car les Allemands exploitent pleinement les concepts de choc et de rapidité, la fameuse Blitzkrieg. La communication radio entre les chars et les avions, les mouvements rapides, ainsi que la concentration des ressources sur des points vulnérables du front allié, surprennent les états-majors français et belge par leur action rapide et encore jamais vue auparavant dans une guerre. L’avant-garde de l’armée allemande, composée de 7 des 10 divisions blindées, parvient à traverser le massif ardennais, que certains généraux pensaient infranchissable. Les Allemands surprennent les Français et parviendront sans problème à s’emparer Strasbourg, Dunkerque un peu plus tard et Paris.
Cela se produira pour les pays de l’Est à l’exception de l’Angleterre qui résiste encore fermement lors de la Bataille d’Angleterre, après le discours d’union de Churchill pour le peuple anglais contre la barbarie nazie du 4 juin 1940. Le 14 mai, en 4 jours, les Pays Bas capitulent devant l’Allemagne. Le 28 mai, la Belgique signe l’armistice à son tour. L’Europe s’effondre devant la Blitzkrieg d’Hitler une nouvelle fois.
Un nouveau gouvernement s’installe en France et 2 zones sont créées, la zone libre gérée par le Régime de Vichy et la zone occupée, par les Allemands, qui comprend une large partie des côtes françaises, de l’Alsace en passant par Paris jusqu’à Brest.
Le Général de Gaulle, porte-voix d’un peuple qui refuse l’occupation
Mais dans ce tableau bien sombre de début juin 1940, avant la capitulation qui devient inéluctable et que Pétain décide d’en prendre la responsabilité, une voix discrète mais habile se prépare outre-manche.
Il s’agit du colonel Charles de Gaulle, 1 mètre 96, peu connu du grand public qui plaide depuis des années, en partie grâce à un de ses livres, pour la modernisation de l’armée par l’emploi massif des chars et de l’aviation à l’image des allemands. Il se distingue admirablement alors à la tête de la 4e Division cuirassée en freinant l’avancée allemande à Abbeville du 27 au 30 mai 1940 qui sera un frein certain pour les Allemands. Âgé de 49 ans, fraichement promu général de brigade à titre temporaire uniquement, Charles de Gaulle entre le 5 juin au gouvernement comme sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre. Il est certes un militaire de haut rang, il reste largement méconnu.
Le déclic de son départ fut quand il apprit la démission du président du Conseil, Paul Reynaud, le 16 juin et remplacé par le maréchal Pétain. Il décida alors de partir immédiatement pour l’Angleterre pour continuer le combat chez son allié britannique, non satisfait de la tournure de cette guerre. Le gouvernement français quant à lui s’installe à Bordeaux en zone occupée.
Arrivée à Londres
Arrivé clandestinement le 17 juin 1940 avec son aide de camp le lieutenant Geoffroy de Courcel, De Gaulle a une mission claire et définie : dire « non » à l’occupation et à l’alternative de Pétain pour la France. Il s’installe à Manchester au 7-8, Seymour Grove. Il entre alors directement en contact avec son homologue Winston Churchill pour trouver des solutions pour l’avenir de la France. Privé d’armée et de matériel pour aider le pays, De Gaulle fera de la radio une arme politique et cruciale pour élever son message au-delà des frontières.

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De Gaulle cherche d’abord de l’aide maritime ou aérienne puis demande également la possibilité de s’exprimer à la radio, lorsque la capitulation de la France sera effective. Il souhaite négocier avec les Britanniques alliés afin de poursuivre la guerre, malgré la capitulation de la France pour offrir cette alternative pour la France libre, dans l’espoir de réveiller un sentiment national chez les Français contre l’occupant.
Préparation de ses discours
Churchill accepte alors de lui mettre à disposition la BBC, la célèbre radio anglaise, pour qu’il puisse prendre la parole au nom de la France. Il doit désormais y rédiger un discours. Dès la soirée du 17 juin, De Gaulle se met à rédiger le texte de l’appel qui sera diffusé le lendemain, 18 juin 1940, vers 20 heures. Il s’attèle à rendre son texte universel. Il débute dès lors une nouvelle page de la France en prenant la parole.
La première chose à faire était de hisser les couleurs. La radio s’offrait pour cela. Dès l’après-midi du 17 juin, j’exposai mes intentions à M. Winston Churchill. Naufragé de la désolation sur les rivages de l’Angleterre, qu’aurais-je pu faire sans son concours ? Il me le donna tout de suite et mit, pour commencer, la BBC à ma disposition. Nous convînmes que je l’utiliserais lorsque le gouvernement Pétain aurait demandé l’Armistice. Or, dans la soirée même, on apprit qu’il l’avait fait.
Ce même jour, le maréchal Pétain fait une demande d’armistice diffusée à la radio française.
L’Appel du 18 juin
Au soir du 18 juin, ce qu’on va appeler « l’Appel » va être lu à la Broadcasting House3 à 18h, le discours est annoncé dans le programme à 20h15 et va être diffusé aux environs de 22 heures sur le canal 265 des ondes de la BBC. Le message est plutôt de mauvaise qualité et parvient difficilement sur les ondes courtes vers la France. Peu de personnes connaissent la voix qui parle, certaines la pense fragile en apparence mais soutenue. On dit que certains membres du gouvernement français l’ont entendu.

Dans cet appel dont on a plus aucune trace audio, le général Charles de Gaulle parle aux français de façon générale comme aux militaires de carrière, officiers et soldats, et aux industriels de l’armement. Il appelle à la poursuite des combats, à la résistance et offre une opportunité à tous ceux épris de liberté. Mais cet appel du 18 juin reste largement ignoré par une population profondément désorientée et bousculée, dont le quotidien est brutalement bouleversé par l’occupation en cours. Peu de journaux retranscriront le discours et le bouche à oreille fut faible, mais pas inexistant. Peu de personnes partiront rejoindre le général en Angleterre.
L’armée quant à elle est en désordre, on dénombre près d’un million et demi de soldats français qui sont faits prisonniers, tandis que 8 à 10 millions de civils prennent la route de l’Exode, constituant le plus vaste déplacement de population en Europe au XXᵉ siècle. Fuyant l’avancée des troupes allemandes, les Français sont en outre la cible des bombardements des redoutables Stukas qui foncent en piqué sur les convois civils sans défense.
Retranscription de l’Appel du 18 juin
« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les
avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui. Mais le dernier mot est-il dit ?L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des États-Unis.
L’Appel n’a pas été enregistré par la BBC et sa version purement officiellement n’a jamais été retrouvée proprement.
L’impact de l’Appel du 18 juin
Les paroles fortes de cet homme français sortant de l’ombre allait rentrer dans l’Histoire et devenir l’acte fondateur de la France Libre, l’organisation de résistance extérieure. Il allait préparer sans le savoir les premiers compagnons de la libération et la Résistance en elle-même. De Gaulle quant à lui allait incarner un nouveau symbole qui allait grandir au fil de la guerre et garder la France parmi les grandes puissances : celui du « rassemblement de la nation » et de « l’esprit d’honneur », de « raison » et « d’intérêt national ».
Dès l’été 1940, environ 7000 volontaires traverseront la Manche pour rejoindre les FFL, les Forces Françaises Libres aux côtés des Alliés. C’est le début de la Résistance contre les nazis.
L’Appel du 22 juin
A la suite de ce discours fondateur, De Gaulle réitèrera de nombreux appels dont celui du 22 juillet 1940, jour de l’armistice officiel, similaire à celui du 18 juin et sera diffusé en anglais et en français. Ce dernier fut enregistré et placardé dans de nombreuses rues anglaises et contrecarre les conditions de l’armistice.
« Le Gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi. Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie. On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement. Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent : l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie.
Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec les Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement belge, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir. Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5 000 avions et 6 000 chars peuvent donner, demain, la victoire par 20 000 chars et 20 000 avions.
Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie ! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, ni si les alliés de l’Allemagne resteront toujours ses alliés. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ? L’honneur, le bon sens, l’intérêt de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a.
Moi, Général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.
J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir à moi.
J’invite les chefs et les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.
J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.
Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance ! »
Il faudra attendre le 3 août pour qu’une affiche « À tous les Français » soit placardée dans la province anglaise fin juillet sur les murs en Angleterre suite aux appels de De Gaulle pour faire connaître la cause commune autour du général. Il y eut environ 1000 exemplaires.

L’Appel du 18 juin inscrit à l’UNESCO au programme « Mémoire du monde »
L’Appel du 18 juin a fait l’objet d’une proposition de l’Ina en 2004 et de la BBC d’inscription au registre « Mémoire du Monde » de l’UNESCO sous la forme de quatre documents clés de l’événement : le manuscrit du texte de l’Appel radiodiffusé du 18 juin, l’enregistrement radiophonique de l’Appel du 22 juin, le manuscrit de l’affiche du 3 août et l’affiche elle-même. Cette demande fut acceptée et les 4 documents ont été inscrits par l’UNESCO au « Mémoire du monde » le 17 juin 2005 parmi seulement 120 autres inscriptions, soulignant le caractère exceptionnel et unique des documents et de leur histoire.
Cette inscription regroupe toutes les premières initiatives du général de Gaulle pour dénoncer l’armistice signé par le gouvernement français du maréchal Pétain et combattre le défaitisme croissant des populations. Ces évènements et en particulier l’Appel du 18 juin demeure un moment très important dans la mémoire commune française et surtout un refus de la défaite face à l’adversité. Jusqu’à la Victoire finale en mai 1945, De Gaulle portera l’idée d’une France souveraine et combattante.
Tout au long de la guerre, les commémorations du 18 juin rappellent ce combat, rendent hommage aux morts et saluent le courage des résistants qui risquent leur vie pour la liberté. Enfin, par un décret de 2006, le 18 juin devient « journée nationale commémorative » en souvenir de l’appel historique du général. Jusqu’à nos jours, la mémoire des combattants de la première heure de juin 1940 est saluée pour leur bravoure et leur héroïsme. Ne les oublions jamais.
[…] Ainsi apparaissait l’image de la France Libre : le conducteur d’Hispano-Suiza, Denis Saurat, Bellanger, Pierre Bourdan, Boislambert, Georges Boris, des hommes de toutes les origines, mais qui étaient unis par la même résolution : celle de ne pas s’incliner devant la défaite.
Extrait de la Revue de la France Libre, n° 156 bis, juin 1965.
Notes infrapaginales
- Nommée « guerre éclair » ou Blitzkrieg, cette stratégie se base sur une coordination Air-Terre, c’est-à-dire à regrouper les blindés, qui, avec l’appui de l’aviation de chasse, ouvrent la voie au reste de l’armée par de très fortes destructions des points importants et stratégiques pour la suite du conflit : voies de communication, des aérodromes, des usines et des concentrations de troupes de l’adversaire. ↩︎
- Plan Manstein ou la campagne de France ↩︎
- Siège de la BBC ↩︎
Sources
- Le refus de l’armistice et l’appel du 18 juin – Fondation Charles de Gaulle. 10 octobre 2017, https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/refus-de-larmistice-lappel-18-juin/.
- « Charles De Gaulle, paroles publiques – Appel du 22 juin 1940 – Ina.fr ». Charles de gaulle – paroles publiques, http://fresques.ina.fr/de-gaulle/fiche-media/Gaulle00300/appel-du-22-juin-1940.html.
- Hauts-de-France, Heidi des. « Appel du 18 juin : le jour où de Gaulle a changé le destin de la France ». Région Hauts-de-France, 17 juin 2024, https://www.hautsdefrance.fr/appel-du-18-juin-degaulle/.
- « Appel du 18 Juin ». Wikipedia, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Appel_du_18_Juin&oldid=232574274.
- « L’appel du 18 juin : ce moment qui fit l’Histoire ». Ville de Marseille, 18 juin 2025, https://www.marseille.fr/mairie/actualites/l-appel-du-18-juin-ce-moment-qui-fit-l-histoire.
- « 18 juin – Journée nationale commémorative de l’Appel historique du général de Gaulle ». Les services de l’État en Val-de-Marne, https://www.val-de-marne.gouv.fr/Actualites/Ceremonies-et-memoire/18-juin-Journee-nationale-commemorative-de-l-Appel-historique-du-general-de-Gaulle.
- Les appels du général de Gaulle | L’Ordre de la Libération et son Musée. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-appels-du-general-de-gaulle.
- Width: 140px; } }, { skeepers-Widget-Wrapper-E04fe003-5a8d-439d-A76e-8a77db77f2ea {. « Appel du 18 Juin 1940 ». Trésor du patrimoine, https://www.tresordupatrimoine.fr/1550835-appel-du-18-juin-1940.html?srsltid=AfmBOoqq2ugTQMc1bqog1m4PKlxfrvlX7or9xSa1iwGH6e0mIsNskk_X.
- « À tous les Français ». CHRD | Musée d’histoire | Lyon dans la guerre, 1939-1945, https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/a-tous-les-francais.
- « « L’appel du 18 juin 1940 » ». La France à l’UNESCO, https://unesco.delegfrance.org/L-appel-du-18-juin-1940-Focus-Memoire-du-Monde-Numero-3-12-2593.
- L’Appel du 18 juin 1940. Le manuscrit du général de Gaulle entre aux Archives nationales | Archives nationales. https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/evenements/lappel-du-18-juin-1940-le-manuscrit-du-general-de-gaulle-entre-aux-archives-nationales.
- Administrateur. Ainsi apparaissait l’image de la France Libre…, par Geoffroy de Courcel – Fondation de la France Libre. 10 décembre 2009, https://francelibre.net/france-libre-courcel/.
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